Jennifer Pobeda : « L’événementiel « classique » sait parfaitement exploiter au maximum les réseaux sociaux »

CV express
Ancienne sportive de haut niveau dans le sprint, j’ai décidé de faire de ma passion mon domaine d’expertise : je suis aujourd’hui organisatrice d’événements sportifs à mon compte, en France et à l’étranger. J’accompagne les agences événementielles, les fédérations et les clubs de la conception à la réalisation de leurs projets. J’ai commencé par travailler dans différentes agences événementielles (Dizak Ketex, Buzz, Oreca…) en France ainsi qu’à l’étranger, dans des domaines bien variés (congrès, séminaires, tourisme d’affaires…) afin d’enrichir mes compétences et connaissances. Suite à une opportunité professionnelle, je décidais de démarrer une nouvelle aventure et non des moindres : devenir indépendante dans un secteur qui me tient à cœur – l’événementiel sportif.
Mes références : Oreca, Sport market, NRJ, Les régisseurs

Le marathon de Toulouse : des animations pas suffisamment exploitées

Pour animer le marathon de Toulouse, il y avait surtout des animations musicales tout au long du parcours et des cours de sport au village. Il y avait par contre pas mal d’actions à travers les réseaux sociaux : plusieurs concours photo ont été mis en place sur Facebook ; un hashtag a été lancé.
Le marathon de Toulouse, c’est quand même 13 000 coureurs, un événement récurrent, international et pourtant, les animations manquent un peu. Je pense qu’il serait agréable de développer des animations émotionnellement marquantes et pourquoi pas développer l’impact grandissant des réseaux sociaux, avant, pendant, et après, l’événement, notamment en retravaillant avec des jeux concours, live tweet, …

Adapter les bonnes pratiques de l’événementiel au sport

L’événementiel « classique » sait parfaitement exploiter au maximum les réseaux sociaux, notamment à travers des écrans de diffusion des tweets. Il utilise aussi couramment les applications mobiles créées spécifiquement pour un événement pour centraliser l’information, informer les visiteurs, etc.
Pour reprendre l’exemple du marathon de Toulouse, les gens étaient perdus. En développant une application, on pourrait clairement animer les gens, leur donner de l’information pratique et fédérer toute cette communauté.

Le TFC, les 24h du Mans : des exemples de réussite

Le TFC a mis en place une salle Betclic avec des influenceurs : cela fonctionne très bien.
Sur les 24h du Mans, on trouvait des écrans à des endroits clés du circuit pour animer les fans pendant la course. Sur le secteur fanzone, il y a plusieurs structures dédiées aux annonceurs sur lesquelles on retrouve de belles animations. L’an dernier, nous avons géré un stand pour Toyota : nous avons offert aux fans des simulateurs autos et jeux vidéos. Le photobooth se fait également beaucoup : rajout de filtres avec combinaison de pilotes, etc.

Pourquoi ça bloque ?

Selon moi, le manque de budget et la non-priorité donnée à l’animation par rapport à d’autres investissements font que ça bloque. L’événementiel sportif tend à développer ses animations grâce au digital mais le champ des possibles, si large, reste inconnu.